|
|
extrapolé le terme "pendulaire" pour désigner ce rythme journalier qui nous amène de la maison au travail et réciproquement. Durant les années 70, les américains parlent de telecommuters en évoquant les possibilités de la télé-informatique pour se substituer en partie à ces trajets quotidiens. Jack Nilles, Directeur du Programme NTIC au Centre du Futur de l'Université de la Californie du Sud (UCLA), inventera en 1973 le mot de telecommuting . dant à domicile*. Contrairement à la France, l'idée de faciliter ces activités grâce aux télécommunications est plutôt appréciée. Alvin Tofler renforçait cette thèse dans son ouvrage Le choc du futur en 1972 avec le retour à "l'industrie familiale". En France au début des années 80, les travaux de recherche se multiplient sur les impacts des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) sur les organisations. Evoquant cette forme de travail à distance, B. Brabet et J. Voge en 1981, lors d'une conférence de l'IDATE, Institut pour le Développement et l'Aménagement des Télécommunications et de l'Economie, parlent du télétravail qu'ils dé- finissent comme étant "une activité professionnelle faisant intervenir les moyens de télécommunications". tion d'un travail à distance grâce aux télécommunications va donner lieu à une vision misérabiliste et injuste du phénomène. Le travail à distance c'est d'abord le travail à domicile ressenti comme une margi- nalisation sociale, dans le droit fil des imageries du XIXe siècle, de l'homme captif devant sa machine à produire. Dès l'origine, ce quiproquo va créer un tort considérable à une idée, à un concept d'orga- nisation en avance sur son temps. Observé avec suspicion par les acteurs sociaux, le travail à distance via les télécommunications - ou télétravail - laisse l'image d'un phénomène entouré de beaucoup de bruit qu'autorisent de rares et difficiles concours de circonstances ... conventionnelle issue du XIXe siècle s'avère incapable de représenter un nouveau type de société au travail ... et ses télétravailleurs ! Vrai car plus que jamais, les télécommunications s'interposent entre tous les actes du travail ; à tel point qu'elles banalisent les télétravailleurs que sont les "hommes terminaux". millions d'entreprises personnelles (dont 3,7 millions de femmes). |