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une vitrine du télétravail - et surtout une bonne opération publicitaire - en décidant que l'agence ... serait plutôt un télélocal ! Installée en ban- lieue, équipée comme il se doit des outils de télécommunications ad- hoc - ordinateur, télécopieur, photocopieur, messagerie vocale, etc. - l'agence est dotée d'une salle de téléconférence de 10 places, qui est un instrument de démonstration autant que de travail pour l'agence, ou plutôt pour le télélocal des télétravailleurs France Télécom, lancera en 1978 pour des raisons similaires des expé- riences de télétravail. Avec l'objectif de s'offrir une vitrine et à terme de nouvelles formes de consommation dans les télécommunications d'image ne fait pas de son agence de maintenance un cas exemplaire. Après tout, son personnel doit bien utiliser les télécommunications pour travailler. Mais du point de vue de l'orthodoxie de base on ne peut s'empêcher de se poser une question naïve : alors bon nombre d'agences, de succursales et de bureaux dans le monde sont des télélo- caux !? Citons encore la Continental Illinois Bank de Chicago. Elle a disparu aujourd'hui, mais elle est souvent citée comme exemple du télétravail. En 1981, elle installa un télélocal à 20 km de Chicago. titres et de la monnaie, et croissance rapide des transactions électroni- ques. La généralisation des terminaux et la sophistication des applica- tions informatiques notamment commerciales ont amené les banques à procéder à un vaste mouvement de requalification de leurs person- nels. Mouvement similaire à celui qui a suivi l'irruption des robots et machines-outils très sophistiqués dans l'industrie automobile. Certaines tâches, grandes consommatrices de main-d'oeuvre et à cycles très variables, sont sous-traitées comme le post-marquage et le tri des chèques, le traitement des effets, afin de réduire les énormes frais fixes. Certaines banques gèrent des scénarios intermédiaires en créant des centres de "traitement à façon" soit pour ne pas être entière- ment dépendantes des sous-traitants, soit pour des raisons de sécurité, ou tout prosaïquement pour utiliser des ressources internes dispo- nibles. Cette formule a l'avantage de créer un volant minimum de per- sonnel pour des travaux "sous-qualifiés" et fréquemment considérés par le personnel lui-même comme un dépannage ou un travail intéri- maire. |