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tés à un nouvel ordre économique, peut amener les Pouvoirs Publics comme les entreprises à des décisions malencontreuses. Il faut garder à l'esprit que selon le rapport 1989 de la CCE* sur l'Emploi, l'analyse statistique sur les nouveaux secteurs de croissance de l'emploi est pro- blématique. C'est ainsi que les statistiques sur l'emploi dans l'industrie du charbon et de l'acier (qui n'emploie en Europe que 650 000 per- sonnes) sont beaucoup plus détaillées que celles des services aux en- treprises qui emploient plus de 4 millions de personnes dans la com- munauté. s'intéressent de près ou de loin au télétravail. Dans leurs études, ils in- sistent sur la faiblesse des indicateurs : selon eux "la littérature sur le sujet fourmille d'exemples qui privilégient quelques cas numérique- ment faibles, tandis qu'elle néglige des pratiques plus fréquentes, diffi- ciles à recenser. En l'absence d'enquête suffisamment vaste pour être représentative, toutes les tentatives faites jusqu'à présent pour chiffrer ce phénomène restent du domaine de l'arbitraire". Gérard Blanc et Anne de Beer mettent notamment l'accent sur l'aspect récurrent des études, publications et articles qui alimentent depuis quinze ans une chronique un peu répétitive du télétravail. Ils recensent ainsi entre 1969 et 1984, quatre vingt études sur le "Travail à Domicile ou à Distance" distance des résidents de banlieue, ils évoquent la partie visible de l'iceberg télétravail. En insistant sur le fait que le travail à distance offi- ciel ou planifié a fait "couler beaucoup d'encre". Un bruit qui "travaillait l'image" des innovateurs et masquait un "télétravail rampant" (Sylvie Crépeau - rapport IDATE 83) ou "inconscient" (selon l'expression de Gilles Charbonnel) de personnes qui travaillent chez elles, ou ailleurs, dans des situations de délocalisation fortuite ou permanente en utilisant des outils bureautiques. tion progressive du modèle d'organisation tayloriste autorisent ( et né- cessitent pour leur coordination) une approche individuelle de l'orga- nisation du Travail. Rien d'étonnant à ce que Gérard Blanc et Anne de Beer démontrent ensuite que le développement de ces formes d'or ganisation individuelle du travail - difficiles à identifier et à mesurer - |