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d'aménagement du territoire, Jacques Delors, alors directeur du Centre de Recherche "Travail et société" à l'université de Paris Dauphine, déclarait : "Notre espoir est double : d'une part une rénova- tion du milieu rural, d'autre part, un couple habitat-travail différent de celui de la deuxième révolution industrielle. Là s'impose une analyse coûts avantages, non plus à l'intérieur de l'entreprise, mais au niveau collectif. Que pourrait-on économiser en coûts d'énergie, de trans- ports, de structures immobilières ? C'est d'autant plus important pour la France que nous avons moins de 90 habitants au km2 (contre 200 à 250 dans d'autres pays européens) et que, par conséquent, nous sommes accablés de deux maux : la désertification de certaines régions et l'accroissement relatif des coûts collectifs." Et d'insister : "Quand on veut diminuer ces coûts, on diminue du même coup , l'accès à l'infor- mation et la sociabilité. Le télétravail peut-il permettre de rééquilibrer le territoire français et éviter, comme nous le voyons aujourd'hui, que certaines parties de la France ne se remplissent que deux ou trois fois par an." Non, peut-on encore répondre aujourd'hui car face à la Cité, il y a l'Entreprise et les télétravailleurs, pas encore vraiment preneurs. économique*. L'emploi y est anémié, le tissu industriel vieillissant. L'offre des services est réduite au minimum. Les jeunes partent se former dans les grandes villes et souvent y restent. Toute naissance d'entreprise est un événement que chaque élu appelle de ses voeux. Des institutions, des collectivités locales, des associations ont oeuvré et étudié pour créer des activités nouvelles en milieu rural grâce au télétravail, avec un insuccès constant. La théorisation sur la délocali- sation de certaines activités rendues possibles grâce à la télématique se heurte vite à d'autres contraintes dont la sanction du marché n'est pas la moindre. régionalisation de l'aménagement du territoire, certaines villes conti- nuent de cannibaliser l'emploi et l'espace au bénéfice notamment des rités locales. D'après les services de la CEE, les aides françaises à finalités d'amé- nagement du territoire n'ont pas dépassé de 1981 à 1986 le quart de l'effort britanni- que, le dixième de l'effort allemand et le quinzième de l'effort italien. A. Bucaille et Berold Costa de Beauregard, Forces de l'Entreprise Allemande. Harvard Expansion Eté 1990. |