Sommaire - Informations sur le télétravail - Réseau de télétravailleurs




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UN INSTRUMENT D'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ?
d'une activité fortement consommatrice de ressources humaines, de
chercher encore et toujours l'aide des NTIC pour rendre efficace et
productive la mobilisation collective de l'intelligence.
Ce processus de constitution de bases d'expériences et d'échanges du
savoir est illustré dans le domaine médical. L'expertise à distance,
facilitée par le transfert d'imagerie médicale sur le réseau numérique
Numéris, a suscité un grand intérêt pour des systèmes experts dans le
milieu hospitalier. Intérêt qui est en train de retomber car ceux-ci n'ont
pas encore convaincu. Une interview de J.C. Pages spécialiste IBM du
système expert, dans un numéro hors série de Sciences et Vie en sep-
tembre 1990 consacré aux "praticiens électroniques", résume bien la
situation : "Le problème du diagnostic occupe finalement moins de
5% du temps de travail d'un médecin. En réalité, le processus de prise
de décision est souvent moins problématique que celui qui permet
d'obtenir des renseignements complets." L'objectif devient de consti-
tuer puis de transmettre à la demande les bases d'une vaste érudition,
l'ordinateur intervenant comme assistant au diagnostic. Une préoccu-
pation qui va croissante : le besoin vital de maîtriser l'acquisition puis
de faciliter la communication et les échanges du savoir et de l'expé-
rience. C'est grâce à ces "monopoles du savoir" que les pays avancés
sauront résister à la délocalisation de certaines activités dans les pays
en voie de développement (PVD). Cette préoccupation tient aussi à la
nécessité d'amortir les énormes dépenses de recherche, de développe-
ment et de formation consenties par les firmes et les états, les institu-
tions en tous genres.
On croyait qu'il suffisait de gagner de l'énergie, du pétrole, pour justi-
fier l'existence de télétravailleurs alors qu'il fallait gagner du temps.
Certains ont cru que l'intéressant était d'économiser en voyages de
cadres dirigeants grâce aux télécommunications, alors qu'il fallait
élargir la communication dans l'entreprise. Maintenant, il s'agit de
maîtriser l'acquisition et les échanges du savoir grâce aux NTIC.
La matière grise est devenue stratégique. L'enjeu du prochain millé-
naire va être de l'échanger à moindre coût pour obtenir une "producti-
vité" des immenses données recueillies et souvent mal utilisées dans le
monde. Les organisations qui tissent des réseaux de "savoir faire" sa-
vent à quel point ces échanges sont devenus hautement stratégiques,
tandis que les "baby-bell" du monde entier cherchent à en capter les
flux pour des raisons politiques ou économiques. Les NTIC se sont
mises au service des neurones et le travail devient un exercice à valeur
ajoutée. Dans un contexte technique qui permet de remettre en ques-
tion la matérialité de "frontières" en tous genres, nous nous décou-
vrons télétravailleurs avec l'intensification des usages des NTIC.
Pour autant, le pouvoir restera à ceux qui auront ces monopoles du