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sant la création et le fonctionnement des entreprises. Mais contraire- ment à bon nombre d'hypothèses ou d'affirmations, le télétravail - à lui seul - n'est pas un générateur d'emplois susceptible de réduire des disparités économiques régionales. Il n'est qu'une des conséquences de l'utilisation astucieuse des NTIC par une entreprise soumise au respect d'une économie de marché : astucieuse parce qu'elle explore une organisation du travail autre que traditionnelle compte tenu d'un environnement devenu international. travail via les télécommunications, se découvre alors des fondements techniques et économiques nouveaux. Arguments techniques et économiques qui seront autant de facteurs favorisant le travail à distance dans le cadre d'une distribution différente de ce travail. coûts salariaux et des charges croissantes dans un secteur "tertiaire" dont la faible productivité ne compense pas toujours les dépenses d'investissements. Jean Voge la disparité de l'évolution des productivités respectives des cols bleus et des cols blancs. La première a été multipliée par sept depuis 1900, la seconde est restée stagnante malgré les milliards investis dans les NTIC. Les cols blancs absorbent la productivité des cols bleus dans les coûts supplémentaires de l'information dans les biens et services. Et ils sont de plus en plus nombreux ! Michel Albert constate ainsi dans son livre le Pari Français que dans une usine japonaise sur 600 personnes, 18 seulement travaillent dans les ateliers, les 582 autres étant des tra- vailleurs "tertiaires". croissance des professions de l'information". Par contre ils ne man- quent pas de noter que ce sont les consultants, spécialistes, directeurs et cadres administratifs supérieurs qualifiés qui progressent le plus. Ces derniers représentent 44% de cette progression, les personnels ad- ministratifs et assimilés 56%. On imagine l'impact d'un tel phénomène sur la croissance de la masse salariale dans le "tertiel", sur les frais logistiques qu'il engendre : frais annexes qui incluent les charges mobilières et immobilières (les bureaux), l'énergie informatique et autres frais variables. Ces frais fixes importants expliquent en partie ce |