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travailleurs indépendants est considérée par les auteurs du rapport comme devant avoir une incidence croissante sur la population active en Europe. compte. Les NTIC facilitent l'existence de bon nombre de ces "micro- entreprises" : un fax permet le retour d'un devis chiffré dans la journée, un Minitel permet de traiter des achats, des devis. Les messageries contribuent à la coordination d'activités avec plusieurs "employeurs" pour un seul travailleur, à moindre coût logistique. Par ailleurs la for- mule de cadres à "temps partagé" est en train de gagner en crédibilité. Des GIE (Groupement d'Intérêt Economique) regroupent des activités individuelles très complémentaires, comme le Siticom d'Eva Robino qui englobe les services de location de voitures, coursiers, secrétariat et interprétariat, garde du corps, pour accueillir des clients étrangers. En 1986, les experts du Commissariat Général au Plan, rédacteurs de "Faire gagner la France de l'an 2005", flirtent avec la même idée lorsqu'ils évoquent le développement d'un nouvel artisanat de services au profit des ménages. Cet artisanat concurrencerait selon eux les en- treprises de services en acceptant des revenus bien inférieurs à ceux des PME de services traditionnelles. Un article du Journal du Télé- phone (novembre 1989) à propos du télémarketing illustre encore cet- te concurrence. L'activité de "télétravailleur" est éminemment fluc- tuante en charge de travail et elle s'accommode mal d'une organisation traditionnelle. A tel point que l'auteur de l'article, Stéphane Lumet, considère que "le principal danger pour les entreprises de Télémarke- ting est le travail temporaire". Les firmes clientes, après des tests pro bants, intègrent la fonction en interne dans les services commerciaux en faisant appel aux temporaires en cas de besoin. Ici encore le prix de revient du téléacteur "temporaire", 145 F de l'heure, concurrence celui de l'agence de télémarketing dont le coût monte à 160 F de l'heure. Ces différentiels de coûts sont accentués par les charges fixes des frais généraux, d'où l'appel croissant à des ressources d'emplois périphé- riques, comme les travailleurs indépendants, les experts, les intérimai- res que l'on mobilise quand c'est nécessaire. L'enjeu est partout celui de la flexibilité*. tater que le coût de l'offre d'un travailleur indépendant est inférieur à celui d'un salaire chargé d'un employé : 89,50 F contre 72 F de l'heure pour le travailleur indé- pendant. Dans le secteur de la saisie, on trouve 235 francs de l'heure pour une em- ployée d'assurance (qu'elle travaille ou pas) et 180 francs de l'heure pour une sous- traitance de saisie dactylographique (page finie corrigée). |