|
|
2005", a été présenté le rapport de conclusion d'Yves Lasfargue et Eric Verdier du CEREQ sur la "transformation des modes de production". Parlant de mobilité, les rapporteurs soulignaient : "Il faudra substituer à la précarité imposée la mobilité négociée." L'analyse préjugeait que l'entreprise tient les clés de cette mobilité : c'est aller un peu vite en be- sogne. Aujourd'hui, les acteurs sociaux embourgeoisés, la Cité, les employés eux-mêmes sont responsables des rigidités imposées à l'organisation du travail. Celle-ci a sa logique propre, impérieuse dès lors qu'il s'agit de produire à moindre coût, sans délais, sans défaut, de façon géniale qui plus est. Les "patrons" y sont assujetis comme les autres acteurs concernés. Les travaux de la sociologue Jocelyne Loos, cités dans l'ouvrage de François de Closets "Incontestablement les employeurs sont plus à l'aise que les syndicats pour aborder ces questions [...] les stratégies patronales visent à inté- grer dans la définition de leurs politiques sociales des variables rela- tives aux modes de vie de leur personnel." Elle note "la capacité patro- nale à prendre en compte et à gérer les attentes sociales plurielles." accepteront certains changements, certaines expériences au lieu de s'y opposer. La surveillance trop stricte des applications du droit - toujours en retard sur les réalités - menace parfois la flexibilité des emplois. L'idée selon laquelle "le dernier embauché est le premier li- cencié" est contraire à l'efficience, tout comme l'idée selon laquelle cette flexibilité doit être uniquement interne. Les blocages qui ex- cluent l'accès à de nouveaux venus obligent l'entreprise par contre- coup à des attitudes de précaution vis-à-vis de l'embauche. Consé- quence perverse, l'entreprise a recours de manière accrue à des em- plois "périphériques", qui deviennent plus intéressants pour elle, car ils se traduisent par des gains de productivité : l'économie de la forma- tion, de certaines indemnités et taxes... prélevées sur le coût du travail influe elle aussi sur le choix des modes d'emplois des ressources humaines disponibles sur le marché" , expli- que en substance une étude très complète de l'OCDE sur la flexibilité de l'emploi qui doivent anticiper les modifications de l'environnement et les varia- tions de la production, sont incités à réagir aux fluctuations conjonctu- relles en conservant les travailleurs qualifiés et en licenciant des tra- vailleurs non qualifiés. Cette flexibilité externe peut atteindre des pro- portions importantes : 1000 intérimaires sur 6000 salariés à Renault- |