Sommaire - Informations sur le télétravail - Réseau de télétravailleurs




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LES FACTEURS FAVORISANT LE TRAVAIL A DISTANCE
Douai. Mais l'intérim ne représente que 1,4% du total des effectifs sa-
lariés (250 000 en 1988). La croissance plus massive d'autres formes
précaires de l'emploi (+ 344% pour les stagiaires et + 99,6% pour les
contrats à durée déterminée) illustre mieux une précarisation de la
force du travail qui vient concurrencer les salariés "installés".
Le mouvement syndical a durement bataillé pour diminuer la durée du
travail et stabiliser sa rémunération. S'il veut résister à la concurrence,
le petit patron n'a pas d'autres ressources que d'offrir un statut de cadre
ou assimilé à certains de ses employés qui ont des semaines de travail
trop longues à seule fin d'économiser les heures supplémentaires ... ou
de les remplacer par du personnel moins coûteux. Conditionnés par les
pratiques "synchronisées" du travail en usine, tétanisés par notre sécu-
rité de l'emploi, nous perdons en flexibilité en nous condamnant nous-
mêmes. L'enjeu pourtant est majeur : il s'agit de regagner cette liberté
sans perdre la sécurité en utilisant les NTIC. L'objectif est stimulant.
En brisant les carcans de l'ère industrielle nous devons retrouver une
souplesse dans les différents régimes de travail.
Car seules des formes astucieuses d'organisation du travail nous per-
mettront de faire reculer le seuil de précarité d'emplois traditionnels,
pénalisés par des charges de tous ordres.
Les limites de la mobilité des hommes
Le coût mensuel d'un salarié en Europe* (rémunération plus cotisa-
tions, participations et intéressement) relevé dans l'industrie manufac-
turière varie de 2 000 écus pour l'Allemagne, 1900 pour les Pays-
Bas,1700 pour la Belgique, la France et le Luxembourg, le Danemark ;
puis 1500 pour l'Italie, 1400 pour l'Angleterre et l'Irlande et enfin 400
écus pour le Portugal qui, nous l'avons dit, s'intéresse à ce que fait l'Ir-
lande en matière de travail à façon et de saisie via les télécommunica-
tions. Pourtant, hormis le danger du "dumping social" déjà évoqué, et
des aides à l'investissement qui comme en Irlande "faussent" le mar-
ché, les différences de salaires en Europe ne suffisent pas à elles seules
à justifier une délocalisation significative de l'emploi "tertiel". Il existe
en effet différentes raisons qui freinent la mobilité des hommes (mobi-
lité bien plus faible qu'on ne le croit en général, y compris au niveau des
dirigeants et des experts en tous genres) et qui justifieront autant de fa-
çons d'utiliser les NTIC pour des applications de télétravail ou de télé-
présence.
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* Il est important de confirmer que l'élasticité de l'emploi par rapport aux salaires
réels est négative, c'est-à-dire que l'emploi tend à diminuer, toutes choses égales
par ailleurs, lorsque les coûts de main d'oeuvre augmentent, et inversement...
OCDE 1989, Flexibilité et Marché du Travail.