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LES FACTEURS FAVORISANT LE TRAVAIL A DISTANCE
du boulot ! Une des façons de résister à la concurrence internationale
de la baisse du coût du travail consiste plutôt à assouplir les régimes de
temps de travail. Il s'agit d'obtenir du travail utile... et non des temps de
présence ajustés aux rythmes des horloges de pointage. Le présen-
téisme mal utilisé est la meilleure façon de dégrader la productivité
des cols blancs.
Par exemple, partageant son temps entre plusieurs entreprises. Les
NTIC en facilitant la coordination de ces "jobs sharing" - le travail en
temps partagé - met à la disposition des PME ou PMI des cadres qui se-
ront salariés de plusieurs entreprises. Cette formule connaît un intérêt
croissant. L'Express du 14 septembre 1990 évoquant ce sujet rapporte
que 65% des dirigeants d'entreprises interrogés par l'association Pro-
motion & Développement se disent favorables à l'intégration d'un
cadre partagé entre plusieurs sociétés.
Autre approche avec la société In Lingua, qui donne des cours de lan-
gues du matin 7 heures 30 au soir 20 heures 15. Ses professeurs attitrés
vont dans des entreprises pour donner leurs cours ou bien reçoivent
leurs élèves dans les locaux du siège selon le planning des cours tradi-
tionnels. In Lingua donne aussi des cours par téléphone. Cette formule
spécifique à l'apprentissage d'une langue est organisée de telle sorte
qu'elle optimise le temps disponible et du client et du professeur. Elle
n'implique pas a priori une obligation de lieu pour le professeur ou le
client. Ce dernier peut se faire appeler à un numéro de son choix selon
un rendez-vous pris à l'avance. Le professeur peut l'appeler, lui, du
siège d'In Lingua comme d'un endroit où il se trouve disponible. En ef-
fet, entre deux cours dans une entreprise pour fournir à son client à dis-
tance une leçon qui dure 20 minutes, il ne va pas aller à son bureau tou-
te affaire cessante. Ainsi le travail à distance via les Télécoms se met à
offrir des formes originales de distribution et de coordination du tra-
vail.
Il est clair qu'on ne peut faire coller systématiquement le système de
présentéisme des manufactures aux travailleurs de l'information. Ils
vivent déjà selon des rythmes différents parfois complètement désyn-
chronisés. D'une certaine manière cette "désynchronisation" en pre-
nant l'exact contre-pied de l'organisation industrielle traditionnelle,
nous oblige à envisager des plages de temps synchronisés. C'est le rôle,
par exemple, des services de téléréunion par téléphone : dans une salle
de réunion virtuelle, des cadres et des employés se coordonnent sur les
projets en cours. Chaque entreprise doit trouver ses propres rythmes et
l e s variations de régime du travail qui, à capital équivalent,
libéreront des forces de production supplémentaires :
l'argument ma-
jeur de la téléprésence est d'opposer au présentéisme mal organisé et