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personnelle. Bonne ou mauvaise chose selon qu'elle est subie ou sou- haitée, que l'on aime ou non son travail, "l'homme-terminal" a le fil à la patte. Une des caractéristiques du télétravail, dès lors qu'il est assimilé au Travail à Domicile, c'est qu'il officialise en quelque sorte la rupture de la frontière entre la sphère privée et professionnelle. Si les plus mo- tivés prennent sur eux d'élargir l'une au détriment de l'autre, comme c'est déjà le cas pour bon nombre de cadres, c'est une décision qui leur incombe. L'abus "d'envahissement" du fait de l'entreprise est sans doute une des conséquences du télétravail qui serait la plus mal ressen- tie. Aussi, la D.G.T. lors de ses premières expérimentations avait pris grand soin d'éviter qu'aucune ne se déroule au domicile des personnels concernés mais près de leur domicile. Il s'agit d'un point sensible car la délocalisation individuelle et collective des ressources humaines, quelles qu'en soit les causes, met d'abord en péril le projet profession- nel de chacun. préparation et d'accompagnement individualisées doivent être mises en place. La gestion des ressources humaines doit être adaptée pour suivre l'animation des hommes à distance. S'inspirant plus du manage- ment par objectifs que du contrôle des procédures. Le travail à distance nécessite des innovations que l'on craint encore. On n'a pas pleinement assimilé le changement majeur qui le banalise et le rend incontourna- lui coûta cher. Elle lança en 1983 une expérience de télétravail à domicile grâce à la mise en place d'un terminal d'ordinateur auprès de 22 femmes ayant entre 3 à 11 ans d'ancienneté dans l'entreprise. Les conditions étaient les suivantes : - démission du salarié, des conditions de subordination assimilables au contrat antérieur de "salarié" sans les droits et protections liés, les télétravailleuses obtenaient d'un tribunal 1.2 millions de dollars de dommages et intérêts (12). |