|
|
tage permis l'entrée en lice de nouveaux (télé) services, marchands ou non, qu'elles n'ont été l'occasion d'une remise en cause de l'organisa- tion du bureau, de son fonctionnement. Ainsi, nous observons ce contraste entre l'immense activité créatrice des entreprises pour déve- lopper leurs performances et tirer des avantages concurrentiels des NTIC d'une part et la faiblesse des innovations sociales et organisa- tionnelles que les NTIC pourraient faciliter d'autre part. Le télétravail étant une facette de ces innovations. Ce bilan peu encourageant en pre- mière analyse justifie ce paradoxe - évoqué par les lecteurs de Force Ouvrière Hebdo et Préventique - existant entre la crainte de la tech- nologie et les aspirations au progrès qu'elle suscite. La démassification rend l'individu à nouveau visible pour l'isoler aussitôt dans une société qui devient plus complexe. Le salaire n'est plus à chacun selon son tra- vail mais à chacun selon sa qualification. Cette évolution de la redistri- bution du travail sous l'influence des NTIC est récente en cette fin du XXe siècle. Imprégnée d'un siècle d'organisation collective qui a dé- placé la tribalité du village à l'usine, on craint les "marginaux" du tra- vail. Ceux qui ne travailleraient pas comme les autres ! sont désormais à "géométrie variable". Elles se différencient de plus en plus au gré de contraintes et de buts qui leurs sont spécifiques. Et l'or- ganisation du travail peut devenir différente parce que les NTIC le transforment dans son essence. Le signe est devenu binaire. Il est la re- présentation de la puissance informatique, de la puissance virtuelle, donnée aux hommes pour économiser temps, argent et énergie. |