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gros systèmes, IBM perd des parts de marché, l'époque va être mar- quée par une démassification et une extension spectaculaire du parc informatique. Extension rendue possible par la baisse du coût de l'énergie informatique. La politique de la puissance informatique cen- trale est remise en cause : de 46 % en 1984 elle passera selon Marc Butlein (Gartners Group) à 40 % en 1985 puis à 34 % en 1986. C'est le début d'un mouvement qui consistera à préférer les micro-or- dinateurs aux systèmes centraux et qui prendra en 1989 le nom de "downsizing". Les micro-ordinateurs passent de 1,4 % du marché mondial en 1981 à 38,5 % en 1986. D'une année sur l'autre leurs prix ont diminué de moitié : un AT IBM (256 ko) valait 56 000 F en 1985, en 1986, un an plus tard on en trouvait à 30 000 F. La vente des progi- ciels bénéficie d'une croissance de 31 % par an entre 1983 et 1989. En 1990, un Macintosh Apple est accessible pour moins de 10 000 F (Mac classic) et le tout nouveau PS /1 d'IBM pour 15 500 F. Big Blue relance le marché de la bureautique à domicile alors que les cadres "plébisici- tent" les portables (+ 32,4 % en croissance annuelle moyenne, selon IDC, jusqu'en 1993) et que les micro-ordinateurs se miniaturisent avec le "mini Desktop". tiques. A terme le "micro-nomade" de type notebook s'amènera dans la poche du veston. Selon IDC toujours, il se vendra environ 14,4 millions de micros-portables, entre 1988 et 1993 combrement des micros portables de puissance au moins équivalente à celle d'un micro-ordinateur. Tout une industrie de "pico périphéri- ques" (lecteur de disques, cartes modems, imprimantes, lecteur opti- que, scanner de poche) se développe. Elle est en train de réduire l'idée du bureau à quelques centimètres carrés posés sur ses genoux : le bu- reau devient un objet nomade. Il s'installe dans les mobiles : certains parlent déjà de "bureaumobile". Après des débuts difficiles, du moins |