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comme l'explique Jean Marie FINOT manoeuvrables. En somme la toile grandit plus vite que la trainée, et cela grâce à l'ordinateur qui permet de vérifier les carênes, c'est à dire les formes des coques [...] Il y a quinze ans, on dessinait cette carène, maintenant l'ordinateur la produit. L'intérêt est de pouvoir associer beaucoup de calculs à la forme définie sur l'écran. Auparavant dessiner à la main et vérifier tous les calculs à la calculatrice électronique nous prenait une semaine. Maintenant une modification sur la forme et les calculs correspondants nous prend entre dix minutes et une heure." Economies encore pour l'Airbus européen qui bénéficiait de plusieurs millions d'heures de vol simulées dans les ordinateurs de l'Aérospatiale avant d'avoir décollé une seule fois de Toulouse -Bla- gnac, en France. Les systèmes informatiques ont ainsi permis d'opti- miser la conception de l'architecture de l'avion en fonction de ses diffé- rentes phases de vol simulées. La puissance de l'assistance informati- que est telle qu'on obtient une polyvalence des avions grâce à des logi- ciels qui programment les comportements de l'avion en fonction des missions à effectuer dans différents domaines de vol. Ce sont d'ailleurs en partie ces innovations qui font de l'avion français Rafale un des appareils les plus polyvalents au monde. "software" va nous permettre d'accéder à un monde désormais artifi- ciel : l'homme ne se contente plus d'agir sur la matière, il agit sur des re- présentations du réel grâce à l'électronique, il créé un monde de "pseu- dos". Il s'agit d'obtenir de l'électronique avancée, associée aux ordina- teurs, une interprétation, une assistance à la compréhension de la réali- té qui échappe aux sens habituels de l'homme. Ou qui serait hors d'at- teinte économiquement, dans le cadre des formes traditionnelles de re- cherche, de fabrication de prototype ou de commercialisation. un processus coûteux car elle oblige à creuser des puits. Les géologues utilisent maintenant l'informatique pour les assister dans cette recherche sans avoir à forer. Pour cela les prospecteurs "scanérisent" en trois dimensions le sous-sol au cours de tests de sismologie. Un sys- tème informatique appelé "Prospecteur" stocke les caractéristiques des terrains. Un système expert réduit la part de conjectures établies pour savoir ce qui se trouve en profondeur. Bientôt des images satel- lites affineront ce type de recherche grâce à la connaissance des champs gravitationnels |