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Les Allemands viennent de démarrer un projet similaire pas un hasard si la Nasa investit fortement dans ce secteur tout en le- vant le pied sur les programmes de recherche spatiale traditionnels. Les astronautes du futur resteront derrière leurs écrans : des robots-si- mulacres capables de résister aux milieux hostiles - ayant un minimum d'intelligence artificielle embarquée - feront le voyage à leur place, à moindre coût, à moindre risque. "Ces astronautes feront de la télépré- sence" souligne Scoht Fischer de la Nasa dont l'équipe travaille depuis cinq ans sur le système VIEW (Virtual Interface Environnement Workstation). est capitale. La robotique met au point des simulacres, des exosque- lettes, qui suivent fidèlement les mouvements de l'opérateur. Ce dernier a une combinaison et un casque de vision qui lui permet de voir le milieu de travail. La combinaison grâce à des senseurs spéciaux télécommande les mouvements - à l'identique - de l'exosquelette. Un procédé qui intéresse les firmes qui travaillent en milieu hostile, comme la COMEX spécialisée dans les interventions en plateformes pétrolières off-shore profondes. D'ores et déjà les téléopérateurs en milieu critique utilisent des robots mobiles chargés de déminer un colis piégé, de surveiller l'intérieur d'une centrale nucléaire. Le sacrifice d'Anatoly Grichtchenko, le pilote d'hélicoptère qui accepta de survoler et de surveiller les entrailles ouvertes du réacteur de Tcher- nobyl, a conduit la société Tecmi à concevoir un engin télécommandé capable de mener à bien ces missions d'observation. Cette société vient de présenter son hélico miniature Vigilant au salon de la sécurité de Toulouse. Pesant 23 kg, il peut voler durant 90 mn en emportant jusqu'à 6 000 pieds une caméra couleur haute définition. Le pilote manoeuvre le Vigilant à partir d'un pupitre tableau de bord resté au sol, les militaires ont remarqué sa faible signature radar le rendant indétec- table. distance : l'homme est terminal et il est virtuellement partout où peut l'amener le réseau sur lequel il est branché. Les NTIC facilitent les échanges dématérialisés, elles servent aussi de plus en plus fréquem- ment d'intermédiaires pour la téléconduite ou encore de substitut à des travaux pénibles. Ainsi le voilier géant "Club Med one" est piloté par un seul homme qui actionne la voilure de cinq mats à partir de la timo- nerie grâce à une manette et quelques touches de fonctions. Autrefois une vingtaine de matelots y aurait à peine suffi. Dans un laboratoire de l'Université de Wadesa au Japon, des ingénieurs testent un robot ca- |